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Les milieux d'eau douce à La Réunion

Sur les 750 rivières et ravines recensées dans l’île, moins d’une vingtaine ont un écoulement superficiel permanent tout au long de l’année. La répartition spatio-temporelle contrastée des pluies conditionne en grande partie le régime des cours d’eau de La Réunion. La plupart d’entre eux ne représentent que des écoulements sporadiques liés aux épisodes cycloniques durant l’été austral (régime torrentiel), plus rarement aux perturbations polaires de l’hiver.

- Sur la côte Ouest (côte sous le vent), le réseau hydrographique est constitué d’une succession de ravines parallèles très rapprochées les unes des autres. Les bassins versants sont de faibles superficies (20 à 30 km²) et très allongés (étroits). Les cours d’eau sont généralement temporaires (hormis la Ravine Saint-Gilles, la Rivière des Galets et la Rivière Saint-Etienne).

- Sur la côte Est (côte « au vent »), la forte pluviométrie a contribué à accélérer les processus d’altération et d’érosion donnant naissance à un réseau hydrographique plus évolué où la superficie des bassins versants est plus élevée (109 km² pour celui de la Rivière des Marsouins par exemple).

- Les trois cirques, vastes dépressions circulaires d’une centaine de km² chacune, sont drainés par trois rivières principales (Rivière des Galets, Bras de Cilaos, Rivière du Mât). Ces trois cours d’eau charrient d’énormes quantités de matériaux à chaque crue.
- Au Sud, la Rivière de l’Est, la Rivière des Remparts et la Rivière Langevin circulent dans les limites de caldeiras de l’édifice du Piton de la Fournaise d’où elles retirent une partie des eaux qui s’y infiltrent.

La non-pérennité de la grande majorité des cours d’eau est notamment liée à des caractères généraux de l’île, tels que la forte pente (5 à 12 %) qui provoque un ruissellement intense jusqu’à la mer après chaque pluie, l’écoulement radial, à l’origine de la faible superficie des bassins versants, ou encore la forte perméabilité des matériaux volcaniques favorisant l’infiltration.

Pour présenter un écoulement permanent, le bassin d’alimentation du cours d’eau doit satisfaire l’une de ces deux conditions :

- soit se situer sur le versant « au vent », humide même en hiver de sorte que le potentiel d’alimentation soit suffisant,
- soit disposer d’un soutien issu de l’écoulement souterrain (débit de restitution des sources).

Parmi les rivières pérennes, on peut donc distinguer :
- Les cours d’eau drainant les Cirques : Rivière du Mât, Rivière Saint-Etienne, Rivière des Galets ; et les flancs du Piton de la Fournaise : Rivière des Remparts, Rivière de l’Est, Rivière Langevin,


La Rivière du Mât

 


La Rivière Saint-Etienne


La Rivière de l’Est

 
La Rivière Langevin

- Les cours d’eau des flancs, à vallée et bassins encaissés, d’origine tectonique : Rivière Saint-Denis, Rivière des Pluies, Rivière des Marsouins,


La Rivière Saint-Denis


La Rivière des Marsouins

- Les cours d’eau peu encaissés des pentes externes : Rivière des Roches, Rivière Sainte-Suzanne, Rivière Saint-Jean.


La Rivière des Roches (embouchure)


La Rivière des Roches


La Rivière Sainte-Suzanne

Outre les rivières pérennes et les ravines, les milieux aquatiques d’eau douce de La Réunion comptent également les étangs côtiers et les mares d’altitude.

- Les étangs côtiers : Etang de Saint-Paul, Etang du Gol, Etang de Bois Rouge,
- Les mares d’altitude : Grand Etang, Mare à Joncs, Mare à Poule d’eau…