
Modèle de cage « offshore » immergeable
Un projet pilote industriel de production d’Ombrine subtropicale (Sciaenops ocellatus) en Baie de Saint-Paul, faisant intervenir un modèle de cage « offshore » immergeable, a été initié en février 2001. Ce projet a été monté en collaboration étroite avec une société nouvellement créée (Aquamarine de Bourbon) désireuse de s’investir à court terme dans un projet de grossissement en cages de poissons destinés à l’alimentation humaine. Le projet pilote s’est déroulé en 2 phases :
A l’issue de la phase pilote, cette opération a permis d’apporter à l’opérateur privé les principaux éléments technico-économiques attendus, éléments qui ont conduit cette société à faire le choix de s’installer dans le courant de l’année 2003. En juillet 2003, la nouvelle concession Aquamarine de Bourbon a été installée, en voisinage direct de la concession expérimentale ARDA, le train de cages circulaires a été monté et l’ensemble du cheptel de poissons, propriété d’Aquamarine a été transféré de la concession ARDA vers la concession Aquamarine. L’exploitation de la première ferme marine offshore réunionnaise a donc démarré.
En 2003, la concession marine de l’ARDA a été rénovée et remise en état pour affronter les prochaines campagnes cycloniques et servir de plate-forme technique pour les projets de recherche et développement entrepris par l’ARDA ainsi qu’une base technique pour l’accompagnement de nouveaux projets privés d’installation.
En 2007, la Société Aquacole des Mascareignes est créée. Elle reprend les activités d’exploitation de la ferme marine offshore et de commercialisation des poissons, initiées par Aquamarine de Bourbon.
Dès les premiers essais de commercialisation de l’Ombrine sur le marché local, à partir des premières productions de la société Aquamarine de Bourbon, des difficultés importantes de pénétration du marché du poisson frais sont apparues (habitudes alimentaires des consommateurs non tournées vers les produits d’aquaculture, filière professionnelle de commercialisation des produits frais de la mer mal préparée…). Très rapidement est apparue la nécessité de communiquer sur le produit Ombrine auprès des professionnels de la filière, ainsi que des consommateurs. Une campagne de lancement de l’Ombrine a été initiée en 2004, soutenue financièrement par l’Europe (fonds IFOP), le Conseil Régional de La Réunion, et Aquamarine de Bourbon.
Objectifs :
Actions :

Affiche 60 x
Dépliant 3 volets / fiches cuisine
Une de TéléMag
Télécharger les recettes de l’Ombrine Mascarine® au format PDF :
Ombrine Mascarine au four sur lit de pommes de terre
Carri d’Ombrine Mascarine aux gros piments
Tartare d’Ombrine Mascarine au gingembre doux
En 2007, après la reprise de l’activité d’élevage en mer par la Société Aquacole des Mascareignes, une nouvelle campagne de communication sur l’ombrine est lancée, notamment avec des animations en GMS (opération "Produits Pays Réunion" en association avec la Fédération Régionale des Coopératives Agricoles), sous la dénomination commerciale "ombrine ocellée" (décision de la Direction de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes - Ministère de l’Economie).
En 2008, le site internet dédié à l’ombrine ocellée de La Réunion est lancé : www.ombrine-reunion.com
La vocation actuelle principale de l’écloserie marine, installée au sein de la station marine de l’ARDA au Port Ouest, est la production de juvéniles, permettant d’amorcer et de soutenir la jeune filière d’aquaculture marine à La Réunion.
Eclosia Marine intervient également en terme d’outil de soutien logistique dans les programmes de coopération régionale développés par l’ARDA, à travers notamment la fourniture de larves sevrées auprès d’autres partenaires dans la zone Océan Indien (structure AQUAMAY à Mayotte).
Aucune importation d’œufs d’ombrines (ou autres espèces de poissons marins) en provenance de Martinique ou d’autres sites producteurs n’a été réalisée, et l’intégralité des travaux a été menée sur des œufs et des larves produites localement sur l’écloserie ARDA.
Sécurisation de l’approvisionnement en juvéniles à partir d’ECLOSIA marine
Dès 2005/2006, le positionnement des stocks de géniteurs a été revu au sein des installations, afin de les sécuriser au mieux.
Deux programmes ont été engagés en 2008, dans le but d’améliorer la sécurisation de ces stocks (Programme OMBRIGEN, en partenariat avec le Sysaaf et l’IFREMER ; Programme TRIDENT, en partenariat avec l’IFREMER).
L’ARDA poursuit une réflexion sur le volet bio-sécurisation afin d’intégrer dans chacune des étapes du cycle de production des procédures spécifiques de contrôle (contrôle périodique de l’état sanitaire des stocks de géniteurs, contrôle périodique des installations d’élevage, contrôle de chaque lot de juvéniles sortant de l’écloserie...), en lien avec la démarche de certification (CCP) engagée en 2007.
Ce travail est réalisé en collaboration avec le S.A.V.U. (Service d’Aide Vétérinaie d’Urgence), l’IFREMER de Palavas (Gilles BREUIL) et l’organisme certificateur OCTROI (démarche qualité).
Sciaenops ocellatus (Photo A. Diringer)
La première convention-cadre ARDA-IFREMER (2001-2003) a permis à l’ARDA de bénéficier d’un appui scientifique et d’une assistance technique de l’IFREMER, pour initier le développement de l’aquaculture marine à La Réunion. Elle a porté notamment sur les thèmes suivants :
C’est dans le cadre de ces travaux que l’ombrine a été identifiée comme l’espèce modèle.
La majeure partie des lots de juvéniles sevrés issus de l’unité de production et mis en élevage ont été produits dans le cadre d’expérimentations. Ces travaux ont permis de valider à l’échelle de la production les travaux de transfert de savoir-faire réalisés par l’IFREMER entre 2001 et 2002, ainsi que la capacité de l’ARDA à mener à bien sa mission de fournisseur de juvéniles d’ombrine (en terme de structures, protocoles, formation du personnel…).
Le développement et la pérennisation d’une filière aquacole marine à La Réunion passe obligatoirement par la disponibilité de juvéniles. Cette exigence nécessite l’existence et la gestion rigoureuse d’outils capables de produire de manière adaptée aux besoins de la filière, des lots de juvéniles de qualité et sains.
Parallèlement aux travaux sur le contrôle de la reproduction et la standardisation des techniques d’élevage larvaire, un programme spécifique relatif à la bio-sécurisation de la production est initié avec l’appui de l’IFREMER.
Afin de répondre rapidement aux attentes de la filière et dans le cadre du programme de structuration et d’optimisation de l’Eclosia Marine, un certain nombre d’actions ont été engagées concernant la sécurisation sanitaire des installations et des lots de géniteurs en production à Eclosia :
Un travail important de modélisation a été mené dans le but d’établir un premier référentiel technico-économique sur le modèle d’élevage en cages en mer ouverte à La Réunion. Il s’agissait de reprendre l’ensemble des résultats technico-économiques disponibles, en les complétant par les dernières données zootechniques de l’ARDA, afin d’établir un modèle de simulation technico-économique de l’élevage en cages de l’ombrine en Baie de Saint-Paul. Ce travail a également permis de réaliser une première approche sur l’analyse de la structure des coûts de production pour tenter de déterminer où se situent les marges de progrès en vue notamment d’optimiser les itinéraires de production.
Le modèle a eu pour objectifs de :
L’ombrine est commercialisée à La Réunion depuis 2004.
Le système de production en cages « offshore » associé à un premier modèle biologique performant comme l’ombrine, devrait ouvrir de réelles perspectives de développement de la pisciculture marine à La Réunion. Toutefois, face au contexte de plus en plus concurrentiel du marché des produits de la mer, il convient d’ores et déjà d’anticiper sur le transfert de nouveaux potentiels en aquaculture marine.
C’est dans cette optique que l’ARDA a lancé des expérimentations zootechniques (essais de grossissement) sur de nouvelles espèces indigènes : la dorade tropicale ou sargue doré (Rhabdosargus sarba), le cobia (Rachycentron canadum), le vivaneau des mangroves (Lutjanus argentimaculatus), la sériole (Seriola riviolana).
Les travaux sur le vivaneau ont été réalisés en étroite collaboration avec la société Aquamarine de Bourbon qui a pris en charge en 2001/2002, dans le cadre de l’opération pilote, des essais d’élevage en cages « offshore ». Ces essais d’élevage se sont déroulés sur plus d’un an et ont révélé de faibles performances de croissance de l’espèce. Ces éléments devraient amener l’ARDA à limiter pour le moment les travaux sur le vivaneau qui, dans l’état actuel des connaissances, n’apparaît pas détenir un important potentiel dans le contexte de La Réunion (coût de production très élevé).
En ce qui concerne le cobia, les essais d’élevage effectués dès 2001 par l’ARDA ont révélé un potentiel zootechnique remarquable, confirmant les données bibliographiques. Les efforts de recherche sur cette espèce ont été poursuivis en se focalisant sur la maîtrise de la reproduction (obtention des oeufs) et la maîtrise de l’élevage larvaire.
Ce programme visant à maîtriser la production de juvéniles de cobia, est mené en étroite collaboration avec AQUAMAY à Mayotte, afin d’amorcer une production française dans le sud-ouest de l’Océan Indien.
Un séminaire de synthèse des travaux sur le cobia a été organisé à Paris en novembre 2008 avec la participation d’AQUAMAY, du Sysaaf, de l’IFREMER et de 3 experts internationaux (américains et norvégiens).
Quant à la sériole, l’évaluation des potentialités aquacoles de cette espèce a démarré en 2007 (constitution d’un premier lot d’individus sauvages) et se poursuit actuellement (observations quant à la maturation possible des géniteurs en bassin).
Plusieurs espèces de sérioles sont élevées de par le monde. Le premier producteur est le Japon. Ce poisson est réputé pour la qualité de sa chair.
A La Réunion, il existe une espèce de sériole (Seriola riviolana, appelée "carangue amoureuse") que l’on peut pêcher relativement facilement autour des côtes réunionnaises (DCP). La présence de l’espèce à La Réunion est un atout important pour démarrer un programme d’aquaculture (renouvellement possible du stock de reproducteurs). Reste à savoir si l’espèce locale est facilement domesticable.
Rachycentron canadum
Un certain nombre d’actions ont été engagées pour pouvoir initier un programme de recherche sur la maîtrise de la maturation chez ces poissons et l’obtention de pontes viables. Ce projet sera en partie réalisé en étroite collaboration avec la structure de recherche et développement mahoraise AQUAMAY, par le biais d’une convention particulière entre les deux organismes, associant également les filières privées de La Réunion et de Mayotte au processus.
La capacité de produire de manière fiable et pérenne un nombre significatif de juvéniles de cobia à un coût économique cohérent est un pré-requis indispensable à l’étude des potentialités de développement de l’aquaculture du cobia dans la zone Océan Indien. Depuis deux ans, des progrès significatifs ont été faits, notamment par les équipes américaines, concernant les possibilités de reproduction en captivité de ce poisson. Cependant, la production de masse de juvéniles selon un schéma piscicole aquacole classique (disponibilité, quantité et qualité des juvéniles) n’est pas encore une réalité. Certains travaux doivent être menés aujourd’hui afin que la maîtrise de la reproduction et de l’élevage précoce du cobia puisse être achevée et permettre ainsi d’engager les travaux nécessaires sur la production de juvéniles et les techniques de grossissement. Ces actions portent notamment sur l’établissement des pratiques d’élevage nécessaires à l’obtention de pontes viables, puis à l’optimisation des taux de fécondation, taux d’éclosion et taux de survie des larves, avant la première alimentation. Un des premières étapes consiste dans l’établissement des conditions environnementales (photopériode, température, salinité…) permettant la maturation sexuelle des individus. Il est également important de pouvoir définir au mieux les besoins nutritionnels des géniteurs, afin d’assurer la qualité des produits génitaux (gamètes) de manière reproductible. On peut ainsi mettre en évidence 4 actions de recherche identifiées comme les éléments clé à la maîtrise de l’obtention d’œufs viables de cobia en captivité :
En 2007, les installations de conditionnement ont été spécifiquement adaptées aux géniteurs de cobia, favorisant ainsi de nouvelles avancées sur la maîtrise de la reproduction notamment grâce au partenariat engagé avec l’Université de Virginie (Etats-Unis).
Mais des efforts doivent être poursuivis dans le but d’élaborer un itinéraire adapté au contexte de La Réunion.
Rhabdosargus sarba
La dorade tropicale (ou sargue doré) Rhabdosargus sarba a été sélectionnée dans le cadre du programme pluriannuel de transfert technologique 1999/2003, comme modèle biologique avec l’ombrine subtropicale Sciaenops ocellatus.
Pour le moment, l’ARDA ne maîtrise pas la reproduction contrôlée de la dorade (pontes obtenues « naturellement » et de manière sporadique en bassin). Cette situation ne permet pas de garantir l’approvisionnement régulier des éleveurs en juvéniles ce qui constitue aujourd’hui un des principaux freins au lancement de cette nouvelle production. L’ensemble de ces travaux sur la maîtrise de l’élevage de la dorade a pour objectif de tester rapidement cette espèce afin de savoir s’il peut s’agir d’un deuxième modèle biologique transférable au secteur privé et à quelle échéance. Il est à noter que la dorade est plus difficile à maîtriser que l’ombrine et que l’IFREMER n’a jamais travaillé sur cette espèce tropicale.
Le pilote de production d’ombrines en cages « offshore » dans la Baie de Saint-Paul a rendu des conclusions globalement positives et a débouché par l’installation de la première structure d’aquaculture marine en cages privées de l’île. Cependant, ce premier modèle présente certaines limites dans le contexte locale, en raison notamment des risques cycloniques (absence de sites véritablement abrités), de la pression exercée par les autres usagers sur la frange littorale (risque de conflits avec le secteur de la pêche, des loisirs nautiques et balnéaires… ). D’autres alternatives d’élevage étaient donc à explorer pour tenter de diversifier les systèmes de production visant à répondre à la forte demande en poissons nobles sur le marché local et, si possible, visant à répondre aux exigences de l’exportation.
Dans cette optique, l’ARDA a implanté en 2002 au sein du Port Ouest, une unité expérimentale de grossissement, à proximité immédiate de son écloserie. Cette unité a pour vocation de transférer à La Réunion de nouvelles technologies susceptibles d’être valorisées dans le cadre de la mise au point de systèmes innovants de production aquacole, telles que :
Schéma de fonctionnement de l’unité expérimentale d’élevage à terre
Au cours de la période 2007 - 2013, compte tenu des recommandations du Schéma Directeur de l’Aquaculture Marine à La Réunion (SDAR), et en lien étroit avec les organismes de recherche, l’ARDA poursuit ses travaux sur l’amélioration des systèmes d’élevage en cage offshore, en s’appuyant sur les installations implantées dans la Baie de Saint-Paul, ainsi que sur la mise au point de systèmes innovants d’élevage à terre, en s’appuyant sur les installations au Port Ouest.
L’originalité du système d’élevage offshore mis en place à La Réunion réside dans sa compatibilité avec des projets d’exploitation de taille artisanale ou semi-industrielle, projets susceptibles d’être adaptés à certains territoires, insulaires ou non, éloignés des principaux marchés internationaux mais bénéficiant d’un marché intérieur.
Néanmoins, il convient de viser à améliorer et sécuriser ce modèle technico-économique pour pouvoir notamment l’adapter à des projets productifs plus ambitieux faisant appel à d’autres espèces tropicales (cobia Rachycentron canadum, sériole Seriola rivoliana...) qui devraient ouvrir de nouvelles opportunités compte tenu de leurs performances zootechniques.
Plusieurs points importants ont pu être établis, à la suite des programmes de R&D menés en 2001 et 2006 :
A la suite de ces résultants encourageants, les investigations devront se poursuivre sur deux points majeurs :
1. la sécurisation du système d’ancrage des cages vis-à-vis du risque cyclonique (perte de cheptel, casse de matériel...), sur la base d’un modèle numérique permettant de calculer plus précisément les différents efforts et leurs effets conjoints sur les différentes composantes du dispositif d’amarrage et d’ancrage
2. l’amélioration des contraintes d’exploitation et l’amélioration du couplage entre les phases de production à terre (pré-grossissement) et les phases de production en mer (grossissement)
Ce projet est réalisé en lien avec l’IFREMER et deux écoles d’ingénieur spécialisées, avec le soutien financier de l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) et de l’Union Européenne (FEDER, mesure innovation du "pôle de compétitivité").
Le durcissement des normes environnementales (application de la DCE) et les conflits d’usage souvent associés à ces problématiques, notamment en zone côtière, conduisent l’ARDA à concevoir de nouveaux systèmes d’élevage à terre plus performants en terme d’empreinte écologique. C’ets un enjeu important du développement de l’aquaculture en Europe et dans les tous les pays développés.
Des travaux d’évaluation d’un nouveau procédé de recyclage/traitement de l’eau ayant fait l’objet d’un brevet déposé par l’IFREMER et l’INSA en 2006, ont été engagés. Ce nouveau procédé devrait permettre de réaliser des économies d’énergie significatives, aussi bien au niveau de la circulation de l’eau qu’au niveau des échanges thermiques, tout en limitant les débits d’eau de rejet.
Cette technologie pourrait déboucher, à terme, sur un nouveau concept de recyclage/traitement primaire des effluents de pisciculture valorisable notamment dans les circuits d’élevage intensif à terre. Il pourrait d’une part, favoriser la réduction des coûts de pré-grossissement à terre, et d’autre part, améliorer la qualité sanitaire des juvéniles.
Ce nouveau système serait donc susceptible d’ouvrir de nouvelles perspectives de couplage entre les systèmes d’élevage à terre et en mer, en vue de sécuriser la production offshore.
En 2006, une nouvelle société a été créée à La Réunion pour explorer les potentialités du marché européen de l’aquariologie marine, Hémisphère Sud. Cette entité mène avec l’ARDA, des études de faisabilité technico-économique sur l’opportunité du développement de certaines filières (capture de post-larves de poissons de récifs, élevage d’espèces d’aquariophilie à très forte valeur marchande...).
L’intérêt de ces filières réside dans la possibilité de trouver des synergies avec l’aquaculture marine (mutualisation des moyens et consolidation des filières...) tout en visant à concilier les objectifs de conservation et de valorisation des écosystèmes coralliens.
Le programme d’étude des possibilités de valorisation des captures de post-larves de poissons de récifs s’inscrit dans le cadre du projet RUN SEA SCIENCE. Ce projet, lancé fin mars 2009 pour une durée de 3 ans, est porté par les acteurs de la recherche réunionnaise que sont l’IRD, l’ARDA, l’ARVAM, l’IFREMER et le laboratoire ECOMAR, et bénéficie d’un financement européen très sélectif (REGPOT). Il amorce la mise en place du Pôle Régional Mer (PRM) qui vise à permettre notamment le renforcement des partenariats, la mise en commun des moyens humains et matériels dédiés aux Sciences de la Mer.
Les post-larves de poissons sont capturées avec des engins spécifiques, appelés CARE (Collect by Artificial Reef Eco Friendly), développés et brevetés par la société ECOCEAN, dans la concession aquacole de la Baie de Saint-Paul dans un premier temps, puis dans d’autres zones de l’île, afin de mieux connaître la phase de colonisation des récifs coralliens réunionnais par les post-larves de poissons marins (étude des otolithes).
Elevage en cages à Mayotte
La production piscicole marine à Mayotte et à La Réunion est basée aujourd’hui principalement sur une seule espèce : l’Ombrine subtropicale (Sciaenops ocellatus). Les deux îles présentant des contextes naturels et commerciaux très différents, il est peu probable qu’à terme, elles soient en situation de concurrence, et des synergies sont à rechercher pour optimiser les efforts de développement entrepris de part et d’autre.
Depuis 1999, le contexte aquacole marin Réunion / Mayotte s’articule autour des éléments suivants :
La Réunion dispose d’outils importants en terme de Recherche & Développement sur la mise en place de la filière de production de poissons marins, et d’un savoir-faire « bio-technologique » sur la maîtrise des cycles et des systèmes de production en écloserie transférés par l’IFREMER. La Réunion présente également un marché captif rémunérateur intéressant pour une production locale diversifiée et de qualité.
Mayotte dispose d’un potentiel de développement important en terme de production aquacole à des coûts compatibles avec des marchés à l’export. L’implantation depuis plusieurs années d’un opérateur privé de type « industriel » joue de plus un rôle moteur dans ce développement à court terme.
Les mêmes problématiques de structuration et de pérennisation de l’activité aquacole, notamment en terme de diversification, existent sur les deux îles. Dans un contexte plus général, les deux îles présentent aujourd’hui dans la zone Océan Indien, une dynamique forte en terme de développement de la production de poissons pour l’alimentation humaine, et dispose d’atouts certains pour se positionner comme vecteurs et animateurs sur des actions de coopération régionale avec les pays voisins.
Compte tenu de cet intérêt partagé sur l’orientation à donner à la filière aquacole dans l’Océan Indien, des similitudes sur les points de blocage rencontrés et des complémentarités en terme de matériel biologique, des moyens matériels et des conditions naturelles, l’ARDA et AQUAMAY s’accordent pour penser qu’une mise en commun des moyens et des efforts permettra de lever plus rapidement les points de blocage et sont donc d’un intérêt commun.
A court et moyen terme, 4 axes prioritaires de collaboration ont été définis entre l’ARDA et AQUAMAY :